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Index des articles > Civilisations / Archéologie > Le disque de Phaistos



 Le disque de Phaistos  

Article posté par Ωmajin.
Paru le mercredi 20 janvier 2010 à 19:37
Vu 1362 fois.
Note : etoiles5 (11 votes)

Le disque de Phaistos

Voici un article sur ce fameux artéfact, recouvert de plus de 200 symboles de 45 types différent semblant être une écriture...





Origine

 

Le disque  est un artefact découvert  en 1908 à Phaistos, ancienne ville du sud de la Crète, dans la plaine de la Messara, par l'archéologue italien Luigi Pernierre couvert de plus de 200 symboles de 45 types différent. Son déchiffrement est rendu quasiment impossible car il est l'unique exemplaire et que son système d'écriture est parfaitement inconnu. Sa principale caractéristique c'est que les étranges symboles dont il est recouvert sont fait par des tampons et n'ont donc pas été gravés ou incisés, chose étonnante pour un disque en argile cuite. D'autant plus qu'il contient un système de syntaxe assez élaboré, qui tranche avec ses hiéroglyphes si primitifs.

 

fouille de l'endroit de la découverte

 

 

 

Même si les chercheurs ne connaissent pas encore la signification du disque, ils savent toutefois que son impression a été effectuée de l'extérieur vers le centre, et qu'il a été corrigé plusieurs fois. Tous les signes ont été imprimés un à un dans de l'argile molle avec des sceaux ou des poinçons. Le disque a été façonné à la main, comme en témoignent les nombreuses empreintes digitales qui le couvraient lors de sa découverte.

 



Pendant le Minoen ( Moyen 2000 av JC, période protopalatiale ) Phaistos au sud de la Crète et Cnossos au nord sont des centres politiques, économiques et culturels. L'île regorge d'oliviers et de vignes et commercialise ses richesses dans toute la Méditerranée. Trois rois règnent alors sur les villes principales de la Crète, Cnossos, Mallia et Phaistos. La Crète joue un rôle d'intermédiaire entre les peuples de la mer Egée. Vers 1700 av JC, elle subit un grand tremblement de terre qui détruit ses palais somptueux. Ils seront reconstruits cinquante ans plus tard et marqueront ainsi le débit d'une nouvelle ère : le Minoen Récent...

 

 

Authentique ?

 

 

Pour la plupart des infos receuillis sur divers site, L'antiquité est souvent remis en cause, mais la  plupart des spécialistes, le pense tout à fait authentique et estiment qu'il ne s'agit probablement pas d'une œuvre unique. Ils pensent que d'autres réalisations avec ces symboles ont existé ; en effet, les caractères ne sont pas dessinés mais ont été imprimés à l'aide de tampons, ce qui n'est pas un moyen économique de produire un seul disque.

 

 

 45 types  de  symboles

 

 

 

 

Le disque comporte 241 signes au total, dont 45 différents. Quantité de ces signes sont facilement identifiables comme objets courants. Pour 18 des groupes présents, un trait oblique a été écrit à la main sous son signe final . Leur signification n'est pas connue. Par ailleurs, le disque porte des marques de correction à plusieurs endroits.

 

Les signes ont été numérotés par Arthur Evans, de 01 à 45; cette numérotation étant une convention utilisée par la plupart des chercheurs. Certains signes rappellent des caractères du Linéaire A . D'autres chercheurs  trouvent des ressemblances avec les hiéroglyphes louvites, ou égyptiens. De son côté, J. Faucounau a défendu dans ses livres sur le sujet la thèse d'une écriture particulière et éphémère, inspirée à un peuple proto-ionien établi dans une île du sud des Cyclades, par les hiéroglyphes d'Egypte.

 

Dans le tableau ci-dessous, les noms des signes sont en partie traduits depuis la version anglaise de cet article. Des différences peuvent donc exister avec les termes en usage dans la recherche francophone.

 

 

Datation

 

 

 

Établir la datation d'un tel objet n'est pas simple. L'absence de matière organique interdit le recours à la datation au carbone 14. Deux techniques sont principalement utilisées. La première consiste à le mettre en relation avec des objets similaires datés de manière sûre ; c'est impossible, puisque cet objet est unique. La seconde se base sur l'age de la strate où a été découvert l'objet. Cela est difficile, car celle-ci a été partiellement bouleversée au cours des ans. À proximité du disque, cette strate, d'une couleur noiratre, était toutefois intacte et les objets qu'elle contenait ont permis de la dater du XVIIe siècle av. J.-C. C'est cette date qui fut avancée par Luigi Pernier. Elle correspond donc à la date des objets qui se trouvaient à proximité du disque et dans la même couche noiratre.

 

 

 

 

Cette hypothèse est toutefois contestée par certains à cause de l'absence de publication précise de la coupe stratigraphique et on avance parfois une autre date : le XIVe siècle av. J.-C. qui est la date de l'abandon du site de Phaistos.

 

Il existerait un moyen de trancher définitivement la question en datant le disque par thermoluminescence, mais ceci a été refusé jusqu'à présent par la direction du Musée d'Héraklion.Si l'on accepte le caractère antique du disque, les deux dates mentionnées ci-dessus forment les bornes de la période où le disque a été enfoui dans la couche où il fut retrouvé.

 

On a longtemps pensé que le disque se lisait de l'intérieur vers l'extérieur. En effet, il semblait difficile pour le scribe de tout faire rentrer de manière équilibrée sur la surface du disque s'il partait de l'extérieur : en commençant au centre, il pourrait rajouter de la glaise sur le pourtour s'il venait à manquer de place.

 

Néanmoins l'observation précise des symboles par John Chadwick a mis en évidence quelques chevauchements qui indiquent que le poinçonnage a eu lieu de l'extérieur vers l'intérieur. Cela réfute la justification de la thèse du sens de lecture précédemment acceptée. En outre, divers faits épigraphiques démontrent que le scribe composait son texte au fur et à mesure qu'il l'imprimait, en alternant à chaque spire le tracé de la spirale et l'impression des signes.

 

Le nombre de signes et la taille des mots font penser à une écriture syllabique. Le texte ne semble pas contenir de nombres. Une suite de trois cases est répétée sur une face et trois cases identiques, ayant la même suite de signes, apparaissent dans le texte ; l'hypothèse qu'il s'agisse d'un nom propre ou de celui d'une divinité a été avancé, sans que d'autres éléments permettent d'invalider ou de corroborer cette hypothèse.

 

 

 

 

Diverses études détaillées ont par ailleurs été publiées, notamment celles de Louis Godart et d'Yves Duhoux, sans essai de déchiffrement, pour servir de référence .

 

De très nombreux essais de déchiffrement ont été proposés depuis la découverte du disque en 1908, partant de diverses hypothèses. Le disque a été ainsi supposé originaire de Crète, des Cyclades, d'Anatolie, de Chypre, de Rhodes, d'Égypte, d'Afrique, de l'Inde, de Chine et même d'une Atlantide. Il a été lu de droite à gauche, de gauche à droite, et même dans les deux sens à la fois. Les divers déchiffrements proposés ont supposé qu'il était écrit en grec , en hittite, en louvite, en basque, en ancien égyptien, en sumérien, en latin, en germanique, et dans divers dialectes sémitiques. En désespoir de cause, certains auteurs ont supposé qu'il s'agissait d'un calendrier, d'une partition de musique, d'un document astronomique, d'un objet astrologique, ou même d'un faux. La quasi-totalité de ces déchiffrements ne sont validés que par leur seul auteur.

 

 

Un grand nombre de savants pensent toutefois qu'un déchiffrement véritablement crédible ne pourra être atteint tant que le disque restera un hapax.

 

Cette opinion est contestée par l'un des  déchiffreurs , Jean Faucounau, lequel a abouti par une méthode statistique  à une solution déjà envisagée par l'un des premiers déchiffreurs, Florence Stawell. Cet auteur affirme que cette solution, dite  proto-ionienne , serait, contrairement à toutes les autres, appuyée par de très nombreuses preuves, dont les principales sont exposées dans son livre les Proto-Ioniens.

 

 

Liste de quelques déchiffrements proposés:

 

 

 

 

 

conclusion et reportage

 

 

Chacun de ces deux documents étaient à des formats fermés : aucun dictionnaire, aucune grammaire, aucun renseignement sur le code  employé ne permettaient de les comprendre.

 

 

Le disque original est exposé au musée archéologique d'Héraklion en Crète, en Grèce.

 

 

 

Pour la pierre de Rosette, le format fermé a été ouvert grace aux deux autres formats ouverts utilisés. Pour le disque de Phaistos, le format reste fermé.

 

 

uniquement visionnable sur youtube

 

 

 





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 Commentaire n°1/1 
Remonter Posté le 21/01/2010 par Ψkillkuter

 
Intéressant mais dommage qu'il y ai trop d'hypothèse pour ne savoir ce qu'il représente vraiment
 
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"Si j'étais libre de dire ce que j'ai vu dans l'espace, le monde en serait stupéfait."
Le Cosmonaute russe, Georgiy M. Grechko






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